Carlo – Cette lecture du sol en temps réel a donné le cap dès le premier jour

Carlo Heuveling

Arcadis Pays-Bas SRL

D’habitude, on attend des semaines les résultats de forages manuels. Avec le HRSC, on voit en direct ce qui se passe dans le sous-sol.

Pourquoi la méthode EnISSA a fait la différence tout de suite pour nous

Notre collaboration avec EnISSA a commencé en 2017-2018. EnISSA travaillait via Arcadis sur une étude de grande ampleur. Une technique nous a immédiatement marqué : le MIP. Pas comme un détail, plutôt comme une approche qui reste en tête. Depuis, on y pense presque systématiquement.

De l’hypothèse à une vision en temps réel

Ce qui nous a frappés à l’époque ? La vitesse et la précision. D’habitude, on attend des semaines les résultats de forages manuels. Avec le HRSC, on voit en direct ce qui se passe dans le sous-sol.
On mesure. On observe. On ajuste tout de suite.
On est partis d’une hypothèse, puis le jour même on a adapté la stratégie, parce que les données montraient clairement où se trouvait la pollution et comment les différentes zones se reliaient entre elles. Ça donne une direction immédiate, avant même de voir un seul résultat de labo.

« Pour les sites grands ou complexes, la méthode MIP est devenue notre standard. Elle donne exactement ce dont un expert sols a besoin. »

Pourquoi la vitesse était cruciale ici

Ce projet demandait une certitude maximale. Le terrain avait une longue histoire : il existait déjà des données datant d’avant les années 1990, mais il fallait vérifier si ce tableau restait valable.
Soudain, certains COV chlorés (VOCl) semblaient avoir disparu. Ça a soulevé des questions :

  • Ont-ils migré plus en profondeur ?
  • La fraction aromatique les a-t-elle influencés ?
  • Sont-ils entraînés vers le bas ?

Sans HRSC, on n’obtient pas une image aussi nette, aussi vite, et avec si peu d’effort.

À la demande du client, quelqu’un de chez nous était présent en continu sur site. On pouvait donc suivre les mesures en direct via la plateforme EnISSA. Résultat : discussion immédiate des résultats sur place, décisions prises sans délai. On est même revenus pour quatre mesures MIP supplémentaires, simplement parce que les données montraient qu’on voulait encore plus de nuance.

Le client participait activement au processus. Ils connaissaient déjà la méthode, l’appréciaient, et ils ont trouvé la visualisation en temps réel extrêmement précieuse.

La réalité juridique reste la même, mais la valeur, elle, ne bouge pas

Aux Pays-Bas, comme en Belgique, le HRSC n’a pas une valeur juridique définitive. Il faut toujours prélever des échantillons classiques pour étayer formellement les conclusions. On le sait.
Mais ça ne change rien à la force de la méthode : le HRSC pilote l’étude, réduit l’incertitude et révèle des schémas qu’on ne verrait pas autrement. C’est un peu comme les mesures XRF pour les métaux lourds : parfait pour comprendre, pas pensé comme preuve finale.

Les principaux avantages en un coup d’œil

  • Une compréhension du sol plus fine. Les données EC et la perméabilité donnent une lecture bien plus détaillée que les descriptions classiques.
  • Un lien direct entre couches du sol et contamination. On comprend pourquoi “ça” se trouve précisément à cet endroit.
  • De meilleurs choix de dépollution. Dans notre projet, la contamination se situait en haut, dans la couche de loess, et en bas, juste sur cette couche. Cette différence change tout.
  • Vitesse et ajustements sur site. Fini les suppositions. On travaille ciblé.

Pour les sites grands ou complexes, la méthode MIP est devenue, pour nous, une évidence. Elle apporte ce dont un expert sols a besoin : de la vitesse, du détail, et surtout de la certitude. Et c’est exactement ça qui fait la différence.